Dans le rythme tranquille du mouvement quotidien, nous nous concentrons souvent sur le compte : combien de pas nous avons enregistrés, combien de distance nous avons parcourue. Pourtant, des recherches récentes suggèrent que ce n'est pas seulement le nombre de pas que nous faisons, mais la manière dont nous les faisons, qui pourrait être le plus important pour notre cœur. Une grande étude montre que pour les personnes marchant moins d'environ 8 000 pas par jour, celles qui fragmentaient leur marche en sessions continues plus longues de 10 à 15 minutes avaient un risque cardiovasculaire beaucoup plus faible que celles dont les pas étaient dispersés en très courtes rafales. Les chercheurs ont découvert que ceux qui prenaient la plupart de leurs pas quotidiens lors de longues marches avaient environ un tiers du risque d'un événement cardiovasculaire par rapport à ceux dont la marche se faisait principalement en périodes de moins de cinq minutes. La différence persistait même lorsque le nombre total de pas était similaire. Cela souligne le modèle de mouvement—la marche soutenue—plutôt que la simple accumulation de pas, comme un facteur clé de bénéfice. Pourquoi cela pourrait-il être ? Des marches plus longues maintiennent probablement une fréquence cardiaque élevée, améliorent le flux sanguin, augmentent la demande métabolique et engendrent des changements physiologiques plus significatifs que de très brèves interruptions. De courtes rafales peuvent ne pas engager le système cardiovasculaire de la même manière, laissant un bénéfice potentiel non réalisé. De plus, pour les personnes largement inactives, ce passage d'un mouvement fragmenté à une ou deux longues marches chaque jour peut être plus réalisable et efficace. Cela ne signifie pas que le nombre de pas est sans importance. D'autres études confirment qu'augmenter le nombre de pas réduit toujours le risque cardiaque. Mais la nuance émergente est claire : la métrique sur laquelle nous nous concentrons pourrait nécessiter un ajustement. Pour la santé cardiaque, il pourrait être moins important de simplement franchir les 10 000 pas, et plus important d'allouer quelques longues sessions de marche plutôt que de nombreuses petites. Dans un ton d'information directe : Une étude publiée dans les Annals of Internal Medicine a analysé plus de 33 000 adultes portant des dispositifs de suivi des pas et suivis pendant plusieurs années. Elle a révélé que les participants qui marchaient lors de sessions plus longues (10 à 15 minutes) avaient un risque cardiovasculaire significativement plus bas que ceux dont l'activité était composée de nombreux segments très courts. La différence se maintenait même après ajustement pour le nombre total de pas. Les organisations de santé pourraient envisager de mettre l'accent sur le modèle de marche—en particulier les longues sessions continues—aux côtés des totaux de pas lors de la recommandation d'activité physique pour la santé cardiaque.
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Sources : ScienceAlert Healthline
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