Dans le calme avant la tempête fiscale du budget d'automne du Royaume-Uni, une vague de soulagement a envahi la City de Londres. Les actions des grandes banques ont fortement augmenté, alimentées par des rapports selon lesquels le gouvernement pourrait épargner les prêteurs de nouvelles charges fiscales. C'est un moment qui ressemble moins à une célébration et plus à un souffle de soulagement — une grâce accordée non pas par hasard, mais peut-être par une retenue stratégique.
NatWest, Barclays et Lloyds Banking Group ont tous bondi en début de séance, chacune augmentant d'environ 2 à 3 %. Le Financial Times — citant des personnes proches de la planification budgétaire — a rapporté que des responsables du Trésor ont rassuré en privé les banques qu'elles éviteraient un nouveau "raid fiscal". Pour un secteur qui s'était préparé à la résurgence de possibles prélèvements, la nouvelle a semblé être une rare marque de bonne volonté fiscale.
Ce n'est pas la première fois que les banques craignent des hausses d'impôts dans ce cycle. Plus tôt cette année, l'Institute for Public Policy Research (IPPR) a proposé un nouveau prélèvement sur les banques, arguant qu'elles devraient payer davantage pour récupérer les gains liés à l'assouplissement quantitatif. Une telle mesure avait alarmé les investisseurs, qui avaient averti que taxer les prêteurs pourrait freiner les prêts futurs et compromettre la croissance économique.
Mais maintenant, avec une possible grâce sur la table, l'humeur a changé. Les analystes suggèrent que cela pourrait signaler la priorité du gouvernement pour la croissance plutôt que pour les prélèvements de revenus. Selon des observateurs du marché, les banques pourraient être encouragées à soutenir publiquement le budget — peut-être dans le cadre d'un pacte plus large pour soutenir le prêt, en particulier aux primo-accédants et aux petites entreprises.
Certains dans la City considèrent cela comme plus qu'un simple allégement fiscal. Cela pourrait être un message : maintenir la compétitivité du secteur financier britannique est une partie clé de l'agenda pro-croissance du gouvernement. Si c'est vrai, les investisseurs semblent prêts à récompenser la stabilité.
Cependant, la dynamique reste délicate. Les banques demeurent préoccupées par le risque fiscal futur, surtout compte tenu de leurs bénéfices excessifs dans un environnement de taux en hausse. Et bien que la grâce soit bienvenue, elle n'efface pas entièrement les craintes passées — ni la possibilité que des mesures fiscales reviennent dans les futurs budgets.
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Vérification de la source The Guardian LiveMint / Bloomberg Kalkine The Standard
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