Le son est venu en premier — le crépitement métallique et aigu des coups de feu balayant les favelas de Complexo do Alemão et de Penha. À l'aube, les échos s'étaient transformés en silence, un silence lourd de perte. Dans ces ruelles étroites, où les enfants poursuivaient autrefois des cerfs-volants et où les vendeurs appelaient leurs marchandises matinales, l'asphalte est devenu autre chose : un témoin.
Le raid policier qui a commencé comme une opération de sécurité contre le cartel Comando Vermelho s'est transformé en ce que les responsables appellent désormais la confrontation la plus meurtrière de Rio de Janeiro depuis des décennies. Plus de 120 personnes ont été tuées — quatre d'entre elles étant des policiers — alors que des véhicules blindés roulaient à travers les collines et que des hélicoptères survolaient à basse altitude. L'air sentait la poudre et la peur.
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Sources : Reuters ; Associated Press ; Financial Times ;
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