Dans l'immense étendue de l'Atlantique Sud, où les eaux au large des côtes namibiennes rencontrent les ambitions changeantes des entreprises énergétiques mondiales, un nouveau chapitre de l'exploration offshore se dessine. Pendant des années, la Namibie s'est tenue à la porte d'un potentiel boom pétrolier — son bassin Orange en eaux profondes attirant des explorateurs comme Shell, TotalEnergies et d'autres désireux de débloquer des ressources souterraines qui pourraient transformer le paysage énergétique de la nation. Maintenant, après une période de réévaluation et de revers techniques, Shell se prépare à nouveau à mettre la mèche à la mer.
Jeudi, Shell a annoncé des préparatifs pour lancer une nouvelle campagne de forage au large de la Namibie, avec des opérations prévues pour commencer en avril 2026. Les travaux auront lieu dans le bloc de licence d'exploration pétrolière (PEL) 39, une zone en eaux profondes du bassin Orange où Shell et ses partenaires ont précédemment réalisé plusieurs découvertes.
Shell et ses partenaires — QatarEnergy et Namcor, la compagnie pétrolière nationale de la Namibie — ont contracté la plateforme de forage Deepsea Mira, gérée par Odfjell Drilling et détenue par Northern Ocean, pour réaliser les travaux d'exploration. Le contrat initial couvre au moins un puits ferme, avec des options pour des puits supplémentaires en fonction des résultats et des perspectives.
Le renouvellement du forage fait suite à une période difficile pour les opérations namibiennes de Shell. Plus tôt en 2025, la société a déprécié environ 400 millions de dollars de ses participations dans le PEL 39 après avoir déterminé que certaines découvertes là-bas n'étaient pas commercialement viables dans les conditions actuelles. Malgré ce revers, Shell et ses partenaires ont signalé leur engagement continu à explorer le potentiel du bassin, recherchant des données et des opportunités supplémentaires avant toute décision d'investissement final sur un développement de production.
La Namibie n'a pas encore produit de pétrole commercialement, mais le pays vise sa première production pétrolière d'ici 2030, soutenue par des découvertes à Graff et d'autres perspectives qui ont attiré l'attention et l'investissement internationaux vers le bassin Orange. Le retour de Shell au forage souligne à la fois les défis techniques de l'exploration en eaux profondes dans la région et l'intérêt persistant pour ses grandes ressources souterraines.
Alors que les préparatifs se poursuivent jusqu'à la fin de 2025, les observateurs suivront de près le déroulement de la campagne de Shell et si elle peut aider à transformer la promesse des ressources offshore en résultats économiques et énergétiques réels pour la Namibie et ses partenaires.
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Sources
• Reuters
• MarketScreener
• The Namibian (rapport local sur les plans de puits de Shell)
• Détails du contrat Odfjell Drilling
• Analyse de fond de S&P Global Energy
Publié par Banx Network. Cet article fait partie du programme de médias décentralisés Banx, propulsé par le jeton BXE sur le XRP Ledger.




