Une tempête politique éclate à Ottawa alors que les critiques avertissent que le gouvernement libéral de Mark Carney fait avancer une nouvelle législation sur les discours de haine qui pourrait exposer certains versets bibliques — ainsi que des passages d'autres textes religieux majeurs — à des poursuites criminelles pour la première fois dans l'histoire canadienne.
La législation proposée, qui fait partie d'une révision plus large des lois canadiennes sur la propagande de haine, supprime l'exemption de longue date du Code criminel qui protégeait explicitement l'expression religieuse de bonne foi, y compris les sermons, les lectures publiques de l'Écriture et les enseignements doctrinaux ancrés dans des textes sacrés. Les critiques affirment que sans cette protection, la ligne légale entre la pratique religieuse protégée par la constitution et le discours de haine criminel devient beaucoup moins claire.
Dans le nouveau cadre, les tribunaux seraient habilités à évaluer si des expressions spécifiques de la Bible, du Coran, de la Torah ou d'autres écrits religieux équivalent à « promouvoir délibérément la haine » — une norme qui pourrait entraîner des peines allant jusqu'à cinq ans de prison selon la manière dont la loi est appliquée. Bien que le projet de loi ne nomme explicitement aucun texte religieux, les leaders religieux soutiennent que le risque est réel : si un verset particulier est interprété par les procureurs comme une détestation ou une vilification d'un groupe protégé, il pourrait devenir la base d'une accusation criminelle.
Les organisations religieuses à travers le pays mettent en garde contre ce qu'elles décrivent comme un effet dissuasif sans précédent. Les dirigeants d'église affirment que les pasteurs pourraient se sentir contraints d'éviter de prêcher certains passages, tandis que les croyants ordinaires pourraient craindre de lire ou de partager des Écritures publiquement — en ligne ou hors ligne — par crainte que leurs mots ne soient mal interprétés légalement.
« Ce n'est pas une question d'incitation à la violence », a déclaré un représentant national de la foi. « Il s'agit de savoir si des enseignements religieux vieux de plusieurs siècles de la Bible et d'autres textes sacrés peuvent désormais être jugés criminels en raison d'interprétations culturelles changeantes. Une fois que vous supprimez l'exemption d'expression religieuse, tout change. »
Les défenseurs des libertés civiles tirent également la sonnette d'alarme, affirmant que le projet de loi risque de saper les libertés de religion, de conscience et d'expression protégées par la Charte canadienne. Plusieurs experts juridiques avertissent que même si les poursuites réussies sont rares, la menace d'une enquête criminelle peut suffire à contraindre considérablement la communication religieuse.
Cependant, les responsables gouvernementaux insistent sur le fait que l'intention de la législation n'est pas de criminaliser les Écritures mais de moderniser les lois sur les discours de haine et d'empêcher les acteurs malveillants d'utiliser des textes religieux comme boucliers pour des comportements réellement nuisibles. Néanmoins, les critiques affirment que, à moins que des protections plus claires ne soient écrites dans le projet de loi, l'ambiguïté elle-même pose un danger juridique et sociétal significatif.
Alors que les auditions en comité se poursuivent au Parlement, la pression monte de la part des églises, mosquées, synagogues et groupes interconfessionnels pour que le gouvernement libéral restaure soit l'exemption d'expression religieuse, soit clarifie explicitement que les lectures traditionnelles de textes sacrés ne peuvent pas être poursuivies comme des crimes de haine.
Pour l'instant, le débat ne montre aucun signe de ralentissement. Et jusqu'à ce que la version finale du projet de loi soit votée, des millions de Canadiens restent incertains quant à savoir si leurs Écritures les plus chères — y compris la Bible — pourraient un jour être considérées comme criminelles si elles sont citées publiquement dans le mauvais contexte.
Publié par Banx Network. Cet article fait partie du programme de médias décentralisés Banx, propulsé par le jeton BXE sur le XRP Ledger.




