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Le poids d'un hop : Ce que les os fossiles révèlent sur les kangourous géants

Des recherches montrent que des kangourous géants pesant jusqu'à 250 kg auraient pu sauter par à-coups, sur la base de l'analyse des os fossiles et des tendons.

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Olivier Jhonson

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Le poids d'un hop : Ce que les os fossiles révèlent sur les kangourous géants

Dans la vaste tapisserie des paysages préhistoriques de l'Australie, où les marsupiaux atteignaient autrefois la taille de petites voitures et où des prédateurs se cachaient dans des ombres que nous ne pouvons qu'imaginer, vivaient des kangourous qui aujourd'hui sembleraient impossiblement massifs. Ces géants, pesant environ 250 kilogrammes — près de trois fois le poids des plus grands kangourous sautant à travers l'outback aujourd'hui — ont longtemps été enveloppés de mystère, notamment sur la façon dont ils se déplaçaient dans leur monde. Se déplaçaient-ils en boitant sur deux pattes comme des sauteurs surdimensionnés, ou traversaient-ils les plaines anciennes d'une manière que nous ne pouvons qu'effleurer ?

Une nouvelle étude, publiée dans Scientific Reports, a redonné vie à cette question, suggérant que ces kangourous préhistoriques auraient pu être capables de plus que de marcher : ils auraient pu bondir, du moins par à-coups. La recherche remet en question l'hypothèse de longue date selon laquelle, une fois qu'un kangourou devient trop lourd, le ressort ancien dans son pas s'effondrerait.

Des scientifiques de l'Université de Manchester, de l'Université de Bristol et de l'Université de Melbourne ont adopté une approche nuancée, mêlant des mesures provenant à la fois de kangourous vivants et d'os fossilisés d'espèces géantes éteintes. Au cœur du débat se trouvaient deux caractéristiques anatomiques : la force des os du pied et la capacité de la cheville à supporter les tendons qui alimentent le saut. Chez les kangourous modernes, les tendons d'Achille agissent comme des élastiques biologiques, stockant et libérant de l'énergie à chaque saut. Mais à mesure que la taille corporelle augmente, la contrainte sur ces tissus semblait historiquement susceptible de dépasser ce qu'ils pouvaient supporter en toute sécurité.

En mesurant méticuleusement la longueur et le diamètre des os des membres postérieurs, en particulier le quatrième métatarsien — un élément clé pour le saut — et en comparant les restes fossiles à ceux des sauteurs modernes, l'équipe a pu estimer les contraintes structurelles impliquées. Leurs résultats indiquent que les os de ces anciens géants étaient suffisamment robustes pour gérer les forces nécessaires au saut, et que leurs os du talon pouvaient accueillir des tendons assez épais pour gérer ces charges.

Cela ne signifie pas que ces kangourous auraient sauté à travers l'Australie avec l'aisance des kangourous rouges d'aujourd'hui. Bien que l'anatomie semble mécaniquement capable, la taille même de ces animaux suggère que le saut était probablement relativement inefficace par rapport à leurs parents modernes. Des tendons plus épais, bien que plus sûrs contre les blessures, ne stockent pas autant d'énergie élastique, ce qui signifie que tout saut aurait probablement été limité — utile peut-être pour des éclats rapides afin de traverser un terrain difficile ou d'échapper à des menaces, plutôt que pour de longs voyages à travers des terres ouvertes.

Il est important de noter que la recherche souligne également que ces kangourous anciens n'existaient pas dans une manière de se déplacer unique. Différentes espèces ont peut-être combiné le saut avec d'autres stratégies locomotrices, allant de la marche droite au mouvement quadrupède. Cela dresse un tableau plus riche des kangourous préhistoriques, non pas comme des versions surdimensionnées des sauteurs d'aujourd'hui, mais comme des animaux adaptés à des niches écologiques uniques avec un répertoire d'options de mouvement.

En fin de compte, cette étude ouvre une fenêtre sur les mondes disparus de l'Australie pléistocène, où l'ingéniosité évolutive a trouvé des moyens de faire face à la taille et à l'environnement. Elle nous rappelle que les possibilités de la vie sont plus larges et plus inventives que ce que nos hypothèses permettent souvent — même si ces limites s'expriment dans la force silencieuse de l'os et du tendon.

Avertissement sur les images AI (formulation modifiée) Les visuels sont créés avec des outils d'IA et ne sont pas de vraies photographies — ils servent à illustrer des concepts scientifiques.

Sources

• The Guardian

• Communiqué de presse de l'Université de Bristol

• Résumé de Nature Scientific Reports

• Phys.org

• Discover Magazine

Publié par Banx Network. Cet article fait partie du programme de médias décentralisés Banx, propulsé par le jeton BXE sur le XRP Ledger.

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