Le 1er février 2026, un segment moqueur sur Ofogh TV, une chaîne affiliée au diffuseur d'État iranien IRIB, a enflammé la colère publique à travers le pays. L'animateur, Mohammad-Hossein Mohabbati, a fait des remarques insensibles concernant les corps des manifestants tués lors de la violente répression des 8 et 9 janvier, lorsque des milliers de personnes auraient été tuées par les forces de sécurité.
Sur un ton sarcastique, Mohabbati a demandé aux téléspectateurs quel type de réfrigérateur la République islamique utilisait pour stocker ces corps, proposant des réponses à choix multiples comme "réfrigérateur côte à côte" et "machine à glace". Cette attitude désinvolte envers les décès des manifestants, dont beaucoup étaient des familles en deuil, a immédiatement suscité des réactions négatives sur les réseaux sociaux.
Le segment a été perçu comme un manque sévère d'empathie de la part des médias d'État, aliénant davantage la population. Les défenseurs des droits de l'homme et les commentateurs politiques ont critiqué la diffusion, l'accusant de déshumaniser les défunts et de montrer un décalage entre le gouvernement et le chagrin du public.
En réponse à l'indignation, le procureur de Téhéran a inculpé le directeur d'Ofogh TV et l'équipe de production pour leur rôle dans le segment. Le diffuseur d'État a annoncé le retrait de Sadegh Yazdani, le directeur d'Ofogh TV, qualifiant les remarques de "manque de respect envers les martyrs".
Cet incident met en lumière les tensions et l'insatisfaction persistantes vis-à-vis des médias d'État en Iran, qui font face à un scepticisme croissant concernant leur reportage. Les critiques soutiennent que le ton moqueur démontré par le diffuseur est indicatif d'un mépris sous-jacent pour la sanctité de la vie, intensifiant le contrôle sur la manière dont les médias traitent des questions politiques sensibles.
Les analystes avertissent que de telles diffusions insensibles pourraient encore provoquer la colère publique, mettant en garde les responsables de ne pas enflammer les troubles. L'atmosphère politique en Iran reste volatile, la situation entourant les médias d'État étant de plus en plus scrutée alors que les gens exigent responsabilité et respect des droits de l'homme.
Publié par Banx Network. Cet article fait partie du programme de médias décentralisés Banx, propulsé par le jeton BXE sur le XRP Ledger.




