Dans le débat en cours sur le nouveau programme fédéral de rachat d'armes à feu du Canada, une note de dissentement a émergé de l'un des plus grands services de police des villes du pays. Le Service de police de Toronto (TPS) a clairement indiqué qu'il ne participera pas à l'effort fédéral visant à collecter et à indemniser les propriétaires d'armes à feu interdites, affirmant qu'aucun plan opérationnel viable n'avait été présenté et que son attention devait rester sur la lutte contre la criminalité plutôt que sur l'administration du programme. La position du TPS s'ajoute à la réticence croissante des provinces et des municipalités alors que l'initiative controversée prend de l'ampleur.
Le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, a confirmé cette semaine la position de la police de la ville, déclarant aux journalistes que la police de Toronto avait informé Ottawa qu'elle manquait de détails suffisants sur le fonctionnement du programme et qu'elle ne pouvait donc pas s'engager à aider à la collecte des armes à feu. Les responsables du TPS ont également souligné que les ressources policières sont limitées et que le service souhaite prioriser les efforts de sécurité publique de première ligne, tels que cibler les criminels utilisant des armes à feu illégales.
Dans le cadre du Programme fédéral d'indemnisation des armes à feu de style d'assaut, les propriétaires de près de 2 500 armes à feu interdites — dont beaucoup sont prohibées depuis 2020 — sont éligibles à une indemnisation s'ils remettent ou désactivent définitivement leurs armes d'ici la fin de la période d'amnistie plus tard cette année. Mais bien que le gouvernement ait déclaré que le processus d'indemnisation est volontaire, le respect de la loi sous-jacente est obligatoire, ce qui signifie que les propriétaires doivent se débarrasser ou désactiver les armes à feu interdites avant la date limite légale.
La réticence de Toronto à aider au déploiement du rachat fait partie d'un patchwork plus large de résistance à travers le Canada. Des services de police provinciaux tels que la Police provinciale de l'Ontario (OPP) ont refusé de participer, et le gouvernement de l'Alberta a même signalé qu'il ne se conformera pas au programme fédéral, faisant écho à des préoccupations similaires selon lesquelles l'initiative ne réduira pas de manière significative la criminalité liée aux armes à feu et pourrait détourner des ressources policières d'autres menaces plus prioritaires, comme le trafic d'armes à feu illégales.
Le gouvernement prévoit de déployer des unités de collecte mobiles et d'autres mécanismes en dehors de la participation des polices locales pour soutenir la mise en œuvre du programme dans des villes comme Toronto. Mais le refus public du TPS met en lumière la complexité de la mise en œuvre d'une politique nationale dans une fédération où la coopération juridictionnelle peut varier considérablement. Alors que le débat se poursuit, les responsables de tous les côtés affirment qu'ils restent engagés envers la sécurité publique — même si des désaccords sur la meilleure façon d'y parvenir continuent d'émerger.
Avertissement sur les images AI Les images sont créées avec des outils d'IA et ne sont pas de vraies photographies.
Sources :
Les reportages de The Epoch Times sur la décision du Service de police de Toronto, la couverture de CTV News Toronto sur la déclaration du TPS, les réactions de la communauté connexes.
Publié par Banx Network. Cet article fait partie du programme de médias décentralisés Banx, propulsé par le jeton BXE sur le XRP Ledger.




