Dans un appartement parisien tranquille, rempli de livres et de souvenirs, Ofer Bronchtein a regardé, les larmes aux yeux, Emmanuel Macron s'adresser à l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre. La salle, a-t-il dit plus tard, était remplie d'applaudissements — un moment dont Bronchtein avait longtemps rêvé.
Le parcours de Bronchtein ressemble à une rivière qui creuse lentement son chemin à travers la roche — informe au début, mais persistante, tirant sur les barrières jusqu'à ce que finalement, dans la déclaration historique de Macron, quelque chose cède. Né à Beer-Sheva, en Israël, et ayant ensuite obtenu la nationalité française, Bronchtein a passé des décennies à construire des ponts entre Israéliens et Palestiniens.
Son influence sur Macron ne provenait pas d'un bureau officiel mais d'une relation forgée au fil du temps. Leur lien aurait commencé vers 2019 par l'intermédiaire d'un ami commun, et s'est approfondi lors du voyage de Macron à Jérusalem en 2020, où Bronchtein a servi de traducteur hébreu et a partagé des conversations nocturnes avec le président à Ramallah.
Macron, dit Bronchtein, lui a un jour dit : « Quand le moment viendra... » — et la mission de Bronchtein était simple mais profonde : montrer qu'un État palestinien souverain, reconnu par la France, n'était pas seulement symbolique, mais une étape fondamentale vers la paix.
Bronchtein n'a pas demandé d'argent ni de titre. Il préside le Forum international pour la paix, une organisation à but non lucratif, et dit que sa seule condition pour conseiller Macron était une « ligne directe » avec le président. À travers des milliers de conversations, avec des personnes des deux côtés du conflit, il a développé ce qu'il appelle une « boîte à outils » d'idées — exhortant les États arabes à normaliser leurs relations avec Israël, Israël à reconnaître un État palestinien, et la France à mener la reconnaissance internationale.
Pour Bronchtein, le moment de septembre à l'ONU était plus qu'un théâtre diplomatique : c'était l'aboutissement de décennies de plaidoyer. Il a souvent présenté son travail comme une mission morale personnelle. Il a dit à Macron que si les Palestiniens avaient possédé la souveraineté avant le 7 octobre 2023, l'attaque tragique aurait peut-être pu être évitée.
Mais son chemin n'a pas été sans défis. Son activisme, ancré à la fois dans les cercles israéliens et palestiniens, a suscité de vives critiques — et même des menaces de mort. Pourtant, il a décliné l'offre de Macron d'une protection, croyant profondément au pouvoir du dialogue pacifique.
Aujourd'hui, alors que la France assume un rôle plus actif dans la diplomatie au Moyen-Orient, Bronchtein continue d'avancer. Il croit que Paris ne doit pas simplement célébrer la reconnaissance, mais aider à construire les institutions pratiques, les normes démocratiques et la capacité de la société civile pour un État palestinien viable et démilitarisé.
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Sources KPBS Public Media Le Monde Georgia Public Broadcasting KALW / couverture NPR Time (rapportant la réaction à la reconnaissance de la France)
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