VALLETTA, Malte — Une opération d'application ciblée, menée tôt le matin par la Force de police maltaise et l'Agence des services de détention, a abouti à l'appréhension de 34 ressortissants étrangers trouvés vivant et travaillant dans le pays en violation de la Loi sur l'immigration.
Le coup de filet, qui a eu lieu le vendredi matin 19 juin 2026, marque la dernière escalade d'une série de répressions migratoires très médiatisées mises en œuvre par la nouvelle administration récemment nommée.
Contrairement aux raids résidentiels typiques, les autorités ont concentré cette opération spécifique sur les principales artères de transit et les espaces de rassemblement publics. Des équipes d'agents ont mené des inspections surprises et coordonnées dans des bus publics et dans des zones publiques très fréquentées dans les localités de Blata l-Bajda et Rabat.
Selon des déclarations officielles de la police, les 34 individus détenus proviennent de plusieurs nationalités, y compris des citoyens du Nigeria, de l'Inde, du Ghana, de la Gambie, du Sénégal et de la Côte d'Ivoire. Tous ceux qui ont été arrêtés ont été transférés dans un établissement de détention sécurisé sous la supervision de l'Agence des services de détention. Ils y resteront pendant que les fonctionnaires de l'État initient des procédures légales pour faciliter leur expulsion vers leurs pays d'origine ou vers d'autres territoires où ils détiennent des permis de séjour valides.
De plus, les responsables de l'immigration ont annoncé que deux hommes d'un pays d'Afrique de l'Est non nommé avaient récemment été expulsés et frappés d'interdictions de réentrée strictes leur interdisant d'accéder à l'Espace Schengen européen.
L'opération de vendredi matin signale un pivot agressif sous le ministre maltais des Affaires intérieures nouvellement nommé, Glenn Bedingfield, qui a pris ses fonctions après les élections générales du 30 mai. Au cours des dernières semaines, les autorités locales ont considérablement accéléré la fréquence de ces opérations. Des raids similaires de nuit et de jour dans des zones comme Ħamrun, Qormi, Marsa et St. Paul's Bay ont collectivement vu des dizaines d'individus sans papiers être intégrés dans le système de détention en l'espace de quelques jours.
Le ministère de l'Intérieur a maintenu que ces actions d'application sont vitales pour cibler "les abus des dispositions légales et l'emploi illégal", promettant que les répressions se poursuivront de manière persistante dans les semaines à venir.
Alors que le gouvernement vante les raids comme un triomphe de la sécurité intérieure, les organisations de défense des droits de l'homme ont fermement condamné cette stratégie. Des groupes tels que la Fondation Aditus et le Service jésuite des réfugiés (JRS) Malte ont exprimé de vives critiques, accusant l'État de traiter les migrants vulnérables comme des "trophées" en publiant des photos de détenus menottés. Les défenseurs soutiennent que ces opérations servent de théâtre politique visant à détourner l'attention du paradoxe plus profond du modèle économique de Malte, qui repose fortement sur des ressortissants de pays tiers représentant près de 39 % de la main-d'œuvre locale.
Avec une augmentation marquée des expulsions depuis 2024, les ONG avertissent que lier le statut légal strictement à des employeurs uniques crée un environnement rigide où les travailleurs migrants font face à des risques élevés d'exploitation, tandis que les employeurs prédateurs rencontrent peu de résistance. Pour l'instant, le gouvernement maltais ne montre aucune intention de ralentir son approche stricte, promettant que d'autres inspections dans la rue et sur les lieux de travail sont déjà à l'horizon.
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