Andy Burnham a prononcé son premier discours majeur après avoir lancé sa candidature pour remplacer Keir Starmer en tant que Premier ministre, arguant que la Grande-Bretagne a besoin d'un "grand rééquilibrage du pouvoir" et que la décentralisation ne devrait plus être considérée comme un projet centré sur Westminster et descendant.
Au cœur de ses plans se trouve la création d'un "No. 10 North" à Manchester. Burnham l'a décrit comme le "centre névralgique d'une Grande-Bretagne réorganisée", un conduit pour redistribuer le pouvoir et coordonner le travail gouvernemental avec les dirigeants nationaux et locaux—en particulier pour établir et soutenir des stratégies économiques à long terme et des ambitions de croissance pour les régions du Nord, s'étendant des Midlands au Yorkshire.
Il a également déclaré que les départements et agences gouvernementaux seraient tenus de soutenir les autorités stratégiques et locales avec du personnel et des ressources, et il s'est engagé à étendre la décentralisation plus loin en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord en transférant l'autorité plus profondément—bien qu'il n'ait pas fourni de mécanismes détaillés.
Au-delà de la décentralisation, le discours a présenté une philosophie de gouvernance qu'il a appelée "Manchesterism", mettant l'accent sur une politique centrée sur le lieu, le partenariat et la résolution de problèmes plutôt que sur la confrontation partisane. Burnham a lié cette approche à des priorités telles que la réindustrialisation et la réforme de l'éducation, ainsi qu'à donner aux maires et aux autorités locales plus de responsabilités pour apporter des changements.
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