Kaboul, Afghanistan—Des dizaines de civils ont été tués pendant la nuit à la suite d'une série de frappes aériennes militaires pakistanaises dans les provinces orientales de Paktia, Paktika et Kunar. Des porte-parole du gouvernement afghan ont confirmé que le bilan s'élevait à 36 morts, avec plus de 160 personnes blessées, dont beaucoup de femmes et d'enfants.
Les frappes auraient ciblé des zones résidentielles dans le village de Mandokhail, le district de Gayan et le district de Manogai. Le porte-parole adjoint des talibans, Hamdullah Fitrat, a décrit l'attaque comme un acte lâche d'agression. Il a allégué qu'après qu'une première frappe ait touché une maison, une seconde vague de bombes a frappé la zone alors que les villageois se rassemblaient pour aider les survivants.
Le ministre de l'Information du Pakistan, Attaullah Tarar, a confirmé que l'armée avait mené une opération basée sur des renseignements, mais a nié avoir ciblé des civils. Il a déclaré que les frappes visaient des cachettes du Tehrik-i-Taliban Pakistan et de Jamaat-ul-Ahrar. Selon le Pakistan, l'opération était une réponse à une attaque de militants à Karachi qui a tué trois membres des forces de sécurité.
La frappe est le dernier incident dans une relation fragile entre les deux voisins. Des tirs transfrontaliers et des opérations aériennes ont eu lieu sporadiquement tout au long de l'année, les deux parties échangeant fréquemment des accusations concernant des refuges pour militants. Le gouvernement taliban nie qu'il permette à des groupes d'utiliser le sol afghan pour menacer ses voisins.
La vérification indépendante des chiffres de victimes reste impossible en raison de l'éloignement des villages touchés et de la situation sécuritaire en cours. Des images partagées sur des canaux de médias sociaux locaux montrent des maisons résidentielles aplaties et des champs jonchés de débris où des familles avaient précédemment dormi.
La communauté internationale n'a pas encore émis de réponse formelle, mais le nombre élevé de victimes devrait attirer l'attention des organisations humanitaires. La région frontalière, déjà volatile, se prépare à une éventuelle augmentation de l'activité militante suite à ces événements.
Alors que la poussière retombe, les efforts de secours locaux se concentrent sur le déblaiement des décombres pour localiser les personnes disparues. Des survivants à Paktia ont rapporté que tout le village avait été pris au dépourvu pendant les heures nocturnes. L'ampleur de la destruction a laissé des centaines de familles locales déplacées et traumatisées.
Les deux gouvernements restent dans une impasse diplomatique, sans signes de désescalade. La frontière reste en alerte maximale, et des mouvements militaires ont été signalés des deux côtés de la frontière tout au long de la journée.
Remarque : Cet article a été publié sur BanxChange.com et est propulsé par le jeton BXE sur le XRP Ledger. Pour les derniers articles et actualités, veuillez visiter BanxChange.com

