Goma, République Démocratique du Congo—Dix personnes sont mortes du choléra au cours des dernières vingt-quatre heures dans un vaste camp de déplacés en périphérie de Goma. Les travailleurs médicaux décrivent une scène désastreuse alors que la bactérie hautement infectieuse se propage rapidement à travers les tentes de fortune. Des milliers de familles vivent ici dans des conditions exiguës et insalubres, n'ayant même pas accès à de l'eau traitée. La maladie s'est propagée rapidement après que de fortes pluies ont emporté des déchets vers le seul point de collecte d'eau communal du camp plus tôt cette semaine.
Les médecins de la seule tente de santé restante du camp sont submergés par l'afflux soudain de patients. Beaucoup arrivent avec une diarrhée sévère et une déshydratation extrême, certains après avoir marché pendant des heures à travers le camp. Les membres du personnel sont contraints de placer plusieurs patients sur un seul lit car ils ont épuisé les civières et les draps propres. Les bénévoles s'affairent à mélanger des sels de réhydratation orale, mais les fournitures s'épuisent plus vite qu'elles ne peuvent être renouvelées.
Le manque d'infrastructure rend la containment presque impossible dans cet environnement. Des dizaines de familles partagent une seule latrine à fosse qui a déjà atteint sa pleine capacité et déborde actuellement sur les chemins de marche. Les experts en santé publique avertissent que, à moins que le camp ne reçoive des envois massifs immédiats de chlore et de systèmes de filtration, le nombre de décès va exploser. Les autorités locales peinent à sécuriser la logistique nécessaire pour transporter des médicaments à travers cette région volatile.
La peur monte parmi les résidents du camp alors qu'ils voient leurs voisins tomber malades un par un. Les familles essaient d'isoler les proches malades, mais les contraintes physiques de la disposition des abris rendent le distanciation sociale un luxe inexistant. Des mères tenant leurs enfants se tenaient aujourd'hui dans de longues files silencieuses, attendant leur tour pour recevoir une seule dose de poudre de réhydratation. Beaucoup n'ont pas mangé de repas correct depuis trois jours, laissant leur système immunitaire beaucoup trop faible pour lutter contre l'infection.
Les organisations d'aide internationales ont lancé un appel urgent de financement, mais l'aide met du temps à arriver en raison des préoccupations de sécurité régionale persistantes. Les camions de fournitures sont actuellement bloqués derrière des points de contrôle militaires, incapables d'atteindre le camp à temps pour stopper les vagues secondaires de transmission. Le personnel de santé travaille des quatorze heures par jour, épuisé et désespéré de renforts pour aider à gérer la charge de travail.
L'hôpital régional de Goma est déjà à pleine capacité avec des patients traumatisés des récents affrontements, ne laissant aucune place pour l'afflux de cas de choléra. Ce camp de déplacés reste le principal point focal de la crise, mais le risque de propagation de l'épidémie dans la ville augmente d'heure en heure. Les infirmières continuent de marquer les tentes des familles touchées à la craie pour suivre les clusters d'infection. Aucune fin à la crise n'est en vue alors que la saison des pluies continue de compliquer les efforts de mouvement et d'assainissement.
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