À Herat, la troisième plus grande ville d'Afghanistan, la police de la morale talibane applique une nouvelle directive avec des détentions et des violences physiques contre les femmes accusées de ne pas suivre un « hijab approprié ». Des membres des équipes d'application de la loi ont arrêté des femmes dans des espaces publics et les ont emmenées pour interrogatoire, des témoins décrivant une intimidation qui a laissé de nombreuses femmes effrayées à l'idée de sortir.
La directive interdit aux femmes d'apparaître en public sans ce que les talibans décrivent comme un hijab approprié. Elle vise les femmes qui montrent leur visage ou portent du maquillage, et elle exige un couvre-visage supplémentaire au-delà de ce que de nombreux habitants disent que les femmes portaient déjà. Une femme interviewée par Radio Azadi de RFE/RL a déclaré que même si les femmes avaient observé des pratiques de hijab auparavant, la nouvelle exigence des talibans s'étend également au couvre-visage.
Les rapports de l'ONU cités dans l'article indiquent que les arrestations se sont intensifiées peu après l'émission de la directive, avec au moins 30 femmes détenues durant la première semaine. L'application de la directive a également déclenché de rares manifestations publiques à Herat le 9 juin. Ces manifestations ont été dispersées violemment par les forces talibanes, l'ONU déclarant qu'au moins deux personnes avaient été tuées et plus de 20 blessées.
Au-delà des arrestations et des attaques immédiates, l'article décrit une atmosphère plus large de peur : des patrouilles et des inspections talibanes peuvent se produire dans les rues, les marchés et aux entrées des bâtiments publics, où les femmes sont arrêtées, interrogées et inspectées pour vérifier leur conformité. Même lorsque les femmes semblent être entièrement couvertes, elles peuvent toujours être détenues ou interrogées pour des violations perçues.
Le rapport présente ces actions comme faisant partie de l'effort plus large des talibans pour restreindre la présence des femmes dans la vie publique et imposer leur interprétation stricte des règles religieuses et comportementales, avec une application variant selon les localités mais produisant des conséquences sévères pour les femmes dans les zones où les directives sont appliquées de manière la plus agressive.
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