Les Nations Unies ont évalué que les Forces de soutien rapide (RSF) ont commis un génocide au Soudan, en se concentrant sur les atrocités perpétrées pendant et autour du siège et de la chute d'El Fasher au Darfour.
Dans un rapport remis au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, la Mission d'enquête internationale indépendante pour le Soudan a déclaré avoir trouvé des "signes distinctifs de génocide" et a conclu que les RSF avaient agi avec l'intention de détruire, en tout ou en partie, des communautés non arabes—particulièrement les Zaghawa et les Fur—durant les combats.
La mission a lié ses conclusions à des preuves comprenant des meurtres ciblés ethniquement et d'autres atrocités, y compris des violences sexuelles généralisées, des disparitions forcées, de la torture et des traitements cruels, ainsi que des meurtres de masse après la prise de la ville. Le rapport a également décrit un siège de 18 mois au cours duquel les civils ont été confrontés à une privation délibérée des besoins fondamentaux, y compris la nourriture, l'eau, les soins médicaux et l'accès humanitaire—des conditions que la mission a qualifiées de calculées pour entraîner une destruction physique.
La mission a déclaré que la conduite observée montrait une coordination et un schéma organisé plutôt que des "excès aléatoires", en soulignant le ciblage basé sur l'identité lié à l'ethnicité, au genre et à l'affiliation politique perçue, ainsi que la rhétorique des dirigeants supérieurs des RSF appelant à l'élimination des communautés non arabes.
Le rapport a averti que, sans prévention et responsabilité, le risque d'actes génocidaires supplémentaires restait sérieux et en cours, et a appelé à une protection urgente des civils alors que le conflit continue de se répandre dans d'autres régions du Soudan.
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