Dans une révélation frappante, Human Rights Watch (HRW) a accusé les Émirats arabes unis d'agir comme un point de transit pour des mercenaires colombiens envoyés au Soudan pour assister les Forces de soutien rapide (FSR). Ces mercenaires auraient participé à des crimes de guerre durant le conflit civil en cours qui a éclaté le 15 avril 2023.
Selon le rapport de HRW, des mercenaires ont été recrutés par une entreprise basée aux EAU et ont transité par des bases militaires émiraties avant d'être déployés dans les zones de conflit au Soudan, en particulier dans la région du Darfour. Cette preuve soulève de sérieuses questions sur le rôle des EAU dans le soutien aux FSR, un groupe infâme pour avoir commis des atrocités, y compris des exécutions extrajudiciaires et des violences sexuelles.
Les EAU ont vigoureusement nié ces allégations, affirmant qu'ils ne permettent pas que leur territoire soit utilisé pour le recrutement, la formation ou le transit de combattants étrangers. Le ministère des Affaires étrangères des EAU a déclaré : "Les EAU ne permettent pas que leur territoire soit utilisé pour le recrutement, la formation, le financement ou le transit de combattants étrangers vers tout conflit, y compris le Soudan."
L'enquête de HRW, menée par le biais d'entretiens avec des mercenaires et d'une analyse de contenu sur les réseaux sociaux, a révélé que plusieurs aéroports aux EAU étaient utilisés comme points de transit avant que ces combattants ne se déplacent vers le front au Soudan. Des mercenaires ont rapporté que leurs mouvements étaient facilités discrètement, l'un d'eux déclarant : "Ils n'ont pas tamponné nos passeports... Il y avait un bus qui nous attendait pour nous emmener à une base militaire."
Le gouvernement colombien a également été impliqué dans la controverse, le président Gustavo Petro ayant précédemment qualifié ces mercenaires de "spectres de la mort". Il a décrit leur recrutement comme une "forme de traite des êtres humains", soulignant la gravité de la situation.
Comme rapporté, ces mercenaires ont été impliqués dans divers rôles, y compris en tant qu'infanterie, pilotes de drones et artilleurs pour les FSR. Le rapport de HRW mentionne des cas spécifiques de violence où des combattants étrangers étaient présents lors de massacres mais n'ont pas participé directement aux meurtres.
De plus, des munitions liées aux forces armées des EAU ont été découvertes aux côtés de mercenaires détenus au Soudan, impliquant davantage l'implication émiratie dans le conflit.
Alors que cette situation continue de se dérouler, HRW a appelé à une action urgente de la part des Nations Unies, de l'Union africaine et des gouvernements, en particulier aux États-Unis et au Royaume-Uni, pour traiter la complicité alléguée des EAU dans la guerre civile soudanaise. Le conflit a entraîné plus de 150 000 décès et le déplacement de plus de 12,9 millions de personnes, soulignant la situation humanitaire désastreuse dans la région.
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