Sleman, Indonésie—Le mystère des incendies "auto-ignition" dans une résidence de Kasuran Hamlet a été résolu. Après des semaines de surveillance, des chercheurs de l'Universitas Gadjah Mada (UGM) ont conclu que les foyers d'incendie n'étaient pas surnaturels, mais le résultat d'une réaction chimique. Le principal coupable est le gaz hydrogène produit par les déchets de volaille en décomposition.
Le propriétaire a d'abord remarqué un point chaud étrange le 23 mai. Au moment où l'équipe de recherche est arrivée, elle a documenté plus de 70 occurrences d'incendie individuelles à l'intérieur de la maison. Les points chauds apparaissaient dans les chambres, les salles de bains, et même sous les planchers. C'était un phénomène bizarre et dangereux qui laissait la famille dans une peur constante.
L'équipe de l'UGM, dirigée par le professeur Alva Edy Tontowi, a effectué des tests de laboratoire rigoureux sur des échantillons d'eaux usées prélevés sur le site. Ils ont découvert de fortes concentrations de gaz hydrogène, qui peuvent s'enflammer spontanément dans les bonnes conditions. Ce gaz est un sous-produit de la fermentation des os, des plumes et du matériel organique provenant d'une opération d'abattage de volaille à proximité.
Les chercheurs pensent que le gaz se déplace à travers des canaux souterrains, finissant par s'infiltrer dans la maison par des fissures dans le sol ou des tuyaux de drainage. Lorsque le gaz atteint une concentration spécifique et réagit avec l'oxygène, il s'enflamme. L'équipe soupçonne même que le gaz phosphine ait pu agir comme un catalyseur supplémentaire pour l'ignition.
Cette découverte a complètement changé l'approche de la sécurité du ménage. L'équipe a conseillé à la famille de maximiser la ventilation pour prévenir l'accumulation de gaz et de retirer tous les matériaux inflammables des environs. Ils ont également suggéré de traiter le sol avec des solutions alcalines pour arrêter le processus bactérien.
L'incident a attiré l'attention nationale en raison de sa nature inhabituelle. Bien que rare, la génération de gaz combustibles à partir des eaux usées domestiques est un risque scientifique connu dans les zones à forte contamination organique. La famille travaille actuellement avec les autorités locales pour remédier à la terre et prévenir tout risque d'ignition supplémentaire.
La maison reste sous observation. L'équipe de recherche continue de réaliser des excavations peu profondes pour mesurer l'étendue des poches de gaz souterraines. Pour les résidents, l'explication scientifique a apporté un certain soulagement, même si le processus de nettoyage reste décourageant.
Les agences gouvernementales utilisent maintenant le cas pour étudier les risques plus larges d'une gestion des déchets inadéquate près des zones résidentielles. Les résultats de l'UGM serviront d'étude fondamentale pour de futurs protocoles de sécurité dans les zones rurales où l'abattage de volaille est courant. La famille espère retourner bientôt dans un environnement sûr.
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