Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, a déclaré au Sénat français que le FCAS—le Système de Combat Aérien du Futur Européen—avait stagné parce que la coopération était dominée par des politiques industrielles plutôt que par l'exécution. Trappier a décrit le FCAS comme un programme dans lequel le rôle industriel principal ne se traduit pas par une réelle liberté de décision, les partenaires renégociant sans cesse des aspects clés du travail.
Il a déclaré que l'approche industrielle et contractuelle empêchait les partenaires d'avancer à la vitesse nécessaire pour un chasseur de sixième génération, malgré le fait que Dassault et son équipe aient terminé les calculs sur la forme de l'avion et croient que le programme aurait pu progresser plus rapidement si les décisions avaient été verrouillées plus tôt. Trappier a contrasté les difficultés du FCAS avec les précédentes collaborations multinationales qui, selon lui, avaient fonctionné plus harmonieusement, en pointant l'effort du drone nEUROn.
Interrogé sur ce qui se passerait si le FCAS échouait, Trappier a déclaré que « le Plan B est un super-Rafale », présentant la voie nationale de Dassault comme une construction sur les technologies existantes du Rafale et dérivées du FCAS. Il a soutenu que la trajectoire de mise à niveau du Rafale et l'investissement continu rendraient l'avion français de plus en plus capable, et il a suggéré que le système de nouvelle génération pourrait opérer aux côtés du Rafale plutôt que de le remplacer immédiatement.
Trappier a également profité de son intervention au Sénat pour esquisser comment les décisions concernant les partenaires industriels pourraient évoluer. Bien qu'il ait souligné que Dassault accueillerait la coopération, il a déclaré qu'il appartenait à la direction politique de la France—et non à l'industrie—de décider si l'avion de combat futur serait construit avec des alliés traditionnels ou avec des partenariats non européens. Il a soutenu que si l'avion était produit tel que conçu actuellement avec trois partenaires, le coût du Rafale semblerait relativement bas.
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