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La violence de masse s'intensifie : des femmes âgées ciblées dans le Cap-Oriental suite à des accusations de sorcellerie dans un village

Le meurtre brutal d'une femme âgée à eNgcobo a ravivé les inquiétudes concernant la violence liée aux accusations de sorcellerie, exposant une peur et une stigmatisation profondément ancrées dans les villages du Cap-Oriental.

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Timmy

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La violence de masse s'intensifie : des femmes âgées ciblées dans le Cap-Oriental suite à des accusations de sorcellerie dans un village

eNgcobo, Afrique du Sud—La violence liée aux accusations de sorcellerie a encore une fois coûté la vie à une personne, remettant au premier plan la question de la sécurité rurale dans le Cap-Oriental. Une femme de 75 ans a récemment été enlevée, agressée et noyée par des membres de la communauté qui l'accusaient de sorcellerie.

La tragédie dans le village de Zadungeni n'est pas un événement isolé. Elle fait partie d'une tendance persistante et dangereuse où des femmes âgées sont désignées, harcelées et finalement assassinées par des foules alimentées par la superstition. Ces attaques se déroulent souvent dans un silence total, les familles étant trop terrifiées pour dénoncer les auteurs.

Les enquêteurs de la police peinent à briser le mur du silence entourant ces incidents. Les voisins prétendent souvent ignorer les faits, même lorsque la violence est perpétrée en plein jour. La stigmatisation attachée à ceux qui sont accusés est si profonde que même les survivants sont souvent ostracisés par leurs propres communautés.

Les experts en violence basée sur le genre ont longtemps averti que ces meurtres ne sont que rarement liés à la sorcellerie. Au contraire, ils sont souvent utilisés comme un outil pour régler des différends fonciers, des désaccords d'héritage ou des vendettas personnelles. L'accusation elle-même est instrumentalisée pour justifier des actes de cruauté horribles.

Les autorités régionales ont tenté d'intervenir par le biais de programmes de sensibilisation communautaire, mais ces efforts se sont révélés inefficaces face à des croyances profondément ancrées. L'absence de présence formelle des forces de l'ordre dans les zones reculées laisse les victimes vulnérables aux caprices de la foule.

Les familles des victimes appellent à une intervention étatique plus agressive. Elles soutiennent que si la police traitait ces incidents comme des actes criminels graves plutôt que comme des disputes locales, les auteurs seraient contraints de se cacher. Actuellement, le taux de condamnation pour ces meurtres reste désespérément bas.

L'enquête sur la noyade récente avance lentement. La police a identifié plusieurs personnes d'intérêt mais n'a pas encore procédé à des arrestations. La communauté reste tendue, et la famille de la défunte a été déplacée dans un lieu sécurisé pour leur propre protection.

La situation reste bloquée dans un cycle de peur. Aucune nouvelle mesure de sécurité n'a été mise en place dans la région, et le potentiel de nouvelles violences de masse persiste. Tant que l'État n'aborde pas les causes profondes de cette stigmatisation, les membres les plus vulnérables de la communauté demeurent en grave danger.

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