État de Rakhine, Myanmar—Plusieurs civils ont été tués cet après-midi lorsque des tirs d'artillerie ont frappé le périmètre d'un abri temporaire abritant des familles déplacées. Le bombardement a eu lieu sans avertissement, envoyant les résidents de l'établissement se précipiter à couvert. Le site de l'impact était situé à moins de 50 mètres de l'entrée principale du camp de déplacement.
Des témoins à l'abri ont décrit la scène comme chaotique, de nombreux résidents souffrant de blessures par éclats et de traumatismes dus à l'explosion. Le manque de ressources médicales sur place a entravé les premières tentatives de stabilisation des blessés. Plusieurs enfants faisaient partie des victimes qui ont succombé à leurs blessures avant que l'aide puisse arriver.
Il reste incertain de quel côté était responsable du bombardement d'artillerie, car l'armée et l'Armée Arakan sont toutes deux actives dans ce secteur. Les deux forces ont nié cibler l'établissement, malgré le fait que le site soit clairement marqué comme un abri humanitaire. Cet incident marque un autre chapitre sombre dans le conflit intensifiant dans l'État de Rakhine.
L'établissement a fourni des nécessités de base aux familles déplacées par des combats antérieurs. Les travailleurs humanitaires sur le terrain ont déclaré qu'ils ne pouvaient plus garantir la sécurité des résidents en raison de la proximité des bombardements. De nombreuses familles ont déjà commencé à emballer leurs affaires, se préparant à fuir encore plus à l'intérieur des terres.
Des observateurs humanitaires internationaux ont averti à plusieurs reprises que l'escalade des tirs d'armes lourdes dans des zones peuplées de civils de Rakhine constitue une violation directe du droit international. Cependant, les deux factions belligérantes ont continué à échanger des tirs à proximité des établissements civils. La population locale se retrouve sans aucun endroit sûr où se tourner.
Les victimes du bombardement ont été enterrées dans un cimetière local plus tard dans la soirée. L'abri reste partiellement évacué par précaution contre de futures frappes. Les survivants implorent l'établissement de corridors humanitaires pour permettre une sortie sécurisée de la zone de conflit.
Le bilan des morts devrait augmenter alors que ceux ayant des blessures critiques peinent à recevoir des soins dans les hôpitaux régionaux, déjà submergés par le conflit. Il n'y a aucun signe d'un cessez-le-feu ou d'une désescalade des tirs d'artillerie dans la région.
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