Le Canada a choisi TKMS, une entreprise de défense allemande, pour construire sa nouvelle flotte de sous-marins dans le cadre du plus grand contrat d'approvisionnement en défense de l'histoire canadienne. Le Premier ministre Mark Carney a annoncé l'attribution d'un contrat de plusieurs milliards de dollars pour 12 navires, affirmant que le gouvernement agit rapidement et de manière décisive car le Canada fait face à un « monde de plus en plus dangereux et divisé ».
Les remarques de Carney interviennent avant son voyage à un sommet de l'OTAN en Turquie, où les États membres devraient être sous pression pour augmenter les investissements en défense. Depuis son entrée en fonction, Carney a porté les dépenses de défense du Canada à 2 % du PIB et s'est engagé à atteindre 5 % d'ici 2035.
Selon le gouvernement, seulement environ un sous-marin canadien sur quatre est actuellement navigable. Carney a lié cet approvisionnement à des objectifs de défense et industriels plus larges, arguant que le projet aiderait à renforcer la capacité industrielle canadienne plutôt que de simplement remplacer des navires vieillissants.
Le contrat sera négocié avant qu'un accord final ne soit signé, et Carney a déclaré que le calendrier reflète une approche accélérée de l'approvisionnement en défense. TKMS, qui se décrit comme le plus grand fabricant de sous-marins non nucléaires au monde, était en concurrence avec la société de construction navale sud-coréenne Hanwha Ocean.
Les nouveaux sous-marins sont destinés à soutenir la souveraineté maritime du Canada, en particulier dans l'Arctique alors que les conditions de réchauffement ouvrent de nouvelles routes et créent une pression stratégique supplémentaire. Le gouvernement a déclaré que les navires seront propulsés de manière conventionnelle et conçus avec des capacités sous-glaciaires.
L'effort de remplacement des sous-marins du Canada a été signalé publiquement pour la première fois en juillet 2024, Carney déclarant qu'il prendrait une décision d'ici juin suivant pour remplacer les sous-marins de classe Victoria, qui ont été acquis à partir de 1998. L'accord fait également partie des efforts de Carney pour renforcer les liens de sécurité et économiques avec l'Europe alors que le Canada navigue dans des tensions commerciales avec les États-Unis.
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